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31.12.2006
Happy...
H A P P Y
N E W
Y E A R !
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30.12.2006
Maram al-MASRI - Tu es bien différent d'eux…
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Tu es bien différent d'eux:
ton signe distinctif ?
Mon baiser
sur
tes lèvres.
Poèmes, in Cerise rouge sur un carrelage blanc, Éd. PHI.
00:23 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Maram al-MASRI - Donne-moi tes mensonges…
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Donne-moi tes mensonges,
que je les lave,
les fasse pénétrer
dans l'innocence de mon cœur,
les transforme en vérité.
Poèmes, in Cerise rouge sur un carrelage blanc, Éd. PHI.
00:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Maram al-MASRI - Par chance…
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Par chance,
je dispose d'un stylo,
d'une feuille de papier
pour soulager
l'attente lourde.
Sinon, je me rongerais
les ongles
et donnerais un coup de pied rageur
aux fourmis
qui commencent à grimper entre mes jambes.
Poèmes, in Cerise rouge sur un carrelage blanc, Éd. PHI.
00:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.12.2006
Maram al-MASRI - Dites au vent…
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Dites au vent
de s'apaiser.
Moi, je n'aime pas le vent.
Il est capable
comme une femme jalouse
d'ébouriffer mes cheveux,
quand je vais
à la rencontre
de celui qui m'attend.
Dites à la pluie de cesser.
Moi, je n'aime pas la pluie.
Elle est capable
Comme un mari jaloux
de mouiller mes vêtements
et mes nouvelles chaussures
quand j'attends
celui
qui ne vient pas.
Poèmes, in Cerise rouge sur un carrelage blanc, Éd. PHI.
23:58 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Maram al-MASR- qu'est-il arrivé…
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qu'est-il arrivé au grand chêne ?
La vermine
a rongé son cœur.
Mon cœur vrillé d'échecs
bat allégrement
entre tes bras
Poèmes, in Cerise rouge sur un carrelage blanc, Éd. PHI.
23:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pier Paolo PASOLINI - Comme dans une convulsion de la pensée...
Comme dans une convulsion de la pensée,
en un éclair, je vois tout à coup les hommes
tels qu'ils sont. Sordides, innocents, et incapables
de s'extraire de la fusion avec le monde,
leur monde, dont ils sont les vivants…
Moi, qui les ai vus déjà nés en naissant, jamais
je ne fus capable, comme en un rêve, de les croire
aussi à l'aise dans un monde où ils mûrissent
pleinement, aussi légers au choc
du temps où ils semblent perdus ;
et je reste comme assommé de me savoir
aussi connu et différent au sein d'une espèce inconnue
en laquelle – et non pas en moi – vit l'humain.
Poèmes de jeunesse et quelques autres, Poésie/Gallimard.
23:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Antoine CARROT - QUESTIONS
Je trouve trop de questions sur le fleuve
Le temps perdu est-ce utile
La fleur coupée et le vin bu.
D'un orgueil planté devant les mers celtiques
Que reste-t-il
Les marées montantes veillent sur les grèves
Pour qu'elles n'oublient pas l'oubli.
De l'une à l'autre
Un visage se raccroche à l'errance du vent
Les échappatoires se referment
Il y a des pièges qui sont des sauvegardes.
Les Silencieuses - Poèmes, Éd. LaBartavelle.
23:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Kathleen RAINE – « Réjouis-toi » …
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« Réjouis-toi » (une voix lointaine me parle)
« Réjouis-toi d'être appelée à te séparer
« De tout ce qui te refuse d'être libre
« Comme les collines, les nuages, comme l'oiseau et l'arbre.
« Romps tous les liens, vieille femme, tant que cela t'est permis
« Entre dans ta propre éternité. »
« Qu'est-ce donc que le deuil ? » répliqué-je,
« Déchiffre-moi ce cœur blessé
« Qui n'a pas de mots, mais rapporte et rapporte
« De mère à fille, de fille à mère
« Que l'amour doit choisir, encore et encore,
« Des objets mortels, tous les infimes
« Pétales et ailes de la terre. »
« Tu as aimé d'autres jardins il y a bien longtemps,
« Et tous dans l'unique voile verdoyant sont tissés ensemble,
« Ininterrompu le cours de la lumière, le cours de l'air,
« De la graine à l'herbe, du gland au chêne, de la forêt au feu,
« Ce qui n'est pas né et ce qui est mort t'accompagnent partout
« Où tu as toujours été, tu es. »
« C'est leur passage qui rend précieux
« Les lieux et les jours qui autrefois furent notre demeure,
« Asiles protecteurs de la terre
« Plus près du cœur quand ils s'en sont allés,
« Visages que nous ne revoyons pas,
« N'est-ce pas la mort qui scelle notre amour ? »
La présence, Éd. Verdier.
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Antoine CARROT - Un oeil...
Un oeil te regarde
N'y prends pas garde si tu l'oublies
Mais si tu crois à l'aube
Veille
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