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13.03.2008
Jacques VANDENSCHRICK - Miscellanea

Jacques VANDENSCHRICK - Si tu dormais...
Si tu dormais dans les mélèzes,
Tu retrouverais en rêvant
Le petit livre court
Bombé sur ses images
Comme un enfant qui serait gai,
Comme un corsage,
Deux mains très nues serrées
Sur des jonquilles.
Avec l'écarté, Cheyne Éditeur.

Jacques VANDENSCHRICK - Et tournerait enfin...
Et tournerait enfin
la Sulamite?
Et peut-être apercevrait-on
l'ivoire sombre de sa nuque et
ses épaules de safran...
Demeure en la demande, Cheyne Éditeur.

Jacques VANDENSCHRICK - Seule, parfois, au soir...
Seule, parfois, au soir, une province le visite.
C'est toute sa poudre et sa fraude.
Et la nuit sous les astres roux
Prend des odeurs d’œillet
Quand passe au ciel de verre
Le pinceau silencieux des filantes.
Du pays qui s'éloigne, Cheyne Éditeur.

Jacques VANDENSCHRICK - Et quand il semblerait...
Et quand il semblerait tangible,
Un dieu qui dirait : Fuyez, fuyez...
Telle est la nuit où nous devons aimer.
Traversant les assombries, Cheyne Éditeur.

Jacques VANDENSCHRICK - Demeure en la demande...
Demeure en la demande.
Même si nul n'aperçoit plus
Les mots tracés
Au creux de tes deux mains.
Même si tout manque à ton chant.
Car le vent ravageur
Et les nuages et le ciel vide
Diront toujours qu'un règne appelle,
Inconsolable.
Demeure en la demande, Cheyne Éditeur.

Jacques VANDENSCHRICK - Désarmez le flanc des provinces...
Désarmez le flanc des provinces,
votre bouche et les murs.
Laissez sourdre les aubes
autour de vos mains nues.
Nous découragerons la mort.
nous guérirons toujours.
Laissez-nous mettre sous les coups
l'eau très douce des arnicas
et l'ombre humide au soir
sur le baiser des roses.
Demeure en la demande, Cheyne Éditeur.

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