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24.03.2008

António RAMOS ROSA - Ô Ardente obscure...

Ô ardente obscure, ô fragile et magnifique,
ce que tu dis est l’ombre de l’ombre
et s’inscrit dans les murs avec l’eau du temps.
Tu écoutes avec tes genoux de pierre
les animaux de la nuit, les herbes, les lueurs.
Ô ardente obscure, ô fragile et magnifique,
Tant de pétales secrets sur tes épaules,
Tant d’étoiles constellent ta nuque inclinée !

Le cycle du cheval suivi de Accords, Éd. Gallimard.

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