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24.03.2008
Aldona NOWOWIEJSKA - Tu m’as dit...
Tu m’as dit je t’aime...
Comme personne nulle part ne t’a jamais aimé...
Tu me l’as dit et tes mots ont menti...
Comme personne nulle part n’a jamais menti...
Pourtant l’amour existe
Pourtant la parole existe
Pourtant la vérité existe
Tu m’as dit je t’aime...
Comme personne nulle part ne t’a jamais aimé...
Tu me l’as dit et tes mots ont menti...
Comme personne nulle part n’a jamais menti...
Mais qu’est-ce que c’est l’amour ? Qu’est-ce que c’est ?
Mais qu’est-ce que c’est la parole ? Qu’est-ce que c’est ?
Mais qu’est-ce que c’est la vérité ? C’est vrai qu’elle existe.
Illustration : unevietresordinaire.blogspot.com
15:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Jean TARDIEU - Poésie grammaticale
Vous ? Moi ?
Non, personne
personne jamais.
Non vraiment personne jamais.
Comment ? Ni où,
ni quoi,
ni comment ?
Non vraiment personne jamais
nulle part
rien ni personne
jamais
non jamais
jamais jamais jamais
jamais
jamais
non, jamais.
14:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Antonio MACHADO - La poésie...

La poésie est la parole essentielle
dans le temps.
14:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
William BLAKE - Voir...
Voir le Monde dans un Grain de Sable
et le Ciel dans une Fleur Sauvage,
Tenir l’Infini dans la paume de la main
et l’Éternité dans une heure.
14:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Didier OBER - Le voyageur...
Le voyageur ne connaît pas le temps
Il réside dans l'éternité
car l'éternité
comme lui
est en mouvement
HÉLICES POÉSIE
http://helices.poesie.free.fr/poetes.htm
Illustration : Wikimedia
14:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Al Berto (Alberto Raposo Pidwell) - Et si la mort t'oubliait ?
Et si la mort t'oubliait?
Tu resterais là, allongé, le regard fixé dans d'autres regards.
Silencieux, sauf à raconter des histoires
de bateaux, d'océans et de mers,
de poissons et de rivières turbulentes
- jusqu'à ce que la lumière poussiéreuse du monde
s'éteigne pour toujours.
Lumineux noyé, Éd. L'Escampette.
14:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
António RAMOS ROSA - Ô Ardente obscure...
Ô ardente obscure, ô fragile et magnifique,
ce que tu dis est l’ombre de l’ombre
et s’inscrit dans les murs avec l’eau du temps.
Tu écoutes avec tes genoux de pierre
les animaux de la nuit, les herbes, les lueurs.
Ô ardente obscure, ô fragile et magnifique,
Tant de pétales secrets sur tes épaules,
Tant d’étoiles constellent ta nuque inclinée !
Le cycle du cheval suivi de Accords, Éd. Gallimard.
14:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J'écris... par António RAMOS ROSA
" J'écris peut-être pour maintenir
l'ouverture de la source,
même si je ne peux la découvrir. [...]
Ce n'est pas pour parler que j'écris,
mais pour entendre. [...]
J'accueille dans sa nudité douloureuse
ce qui est sans nom ni figure. "

14:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Eugénio DE ANDRADE - Fais une clé...
I
Fais une clef, même petite,
entre dans la maison.
Consens à la douceur, aie pitié
de la matière des songes et des oiseaux.
Invoque le feu, la clarté, la musique des flancs
Ne dis pas pierre, dis fenêtre
Ne sois pas comme l’ombre […]
Matière solaire, suivi de Le Poids de l’ombre et de Blanc sur blanc, Poésie/Gallimard.
14:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Almeida GARRETT - Voici...
Voici quel est l'unique privilège des poètes :
jusqu'à leur mort ils peuvent être amoureux.
Voyages dans mon pays, Éd. Unesco.
14:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

